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Ces nouvelles banques mobiles qui veulent tout changer

Sébastien Louradour
Sébastien
17 juin 2017

Le secteur bancaire est sous pression. Des nouveaux entrants grignotent petit à petit les lucratives marges des banques, tandis que d’autres essayent tout simplement de proposer une toute nouvelle expérience bancaire.

La guerre des néo-banques bat son plein. Orange bank démarre officiellement le 6 juillet en France, Crédit Mutuel Arkéa lance de son côté un service d’assistant personnel sur mobile appelé Max. Celui aura pour objectif de proposer de façon “intelligente”, des services bancaires, d’assurance mais également, à terme, des services du quotidien. La France n’est pas le seul marché où la banque mobile prend de plus en plus de place. Retour sur quelques solutions encore inconnues dans l’hexagone.

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Neema, la rémittence pour tous

En plus d’apporter les services attendus d’une banque mobile (gestion intégrale de son compte depuis son portable, carte bancaire totalement contrôlable -pour la bloquer ou changer de code- envoi et réception d’argent avec ses amis), celle-ci propose un service de remittance très abouti. Western Union domine en effet encore ce secteur complexe à transformer, notamment parce qu’il nécessite de disposer de réseaux de distribution dans les pays où l’on souhaite transférer de l’argent. Dans ce contexte, Neema arrive à proposer un service d’envoi d’argent en ligne depuis les Etats-Unis vers le Mexique, l’Inde, le Sri Lanka, le Nepal, et les Philippines. Pour cela, Neema s’est associé à Moneygram, principal concurrent de Western Union, pour disposer de son réseau de distribution international déjà en place.

Cette startup, créée en Israël, et depuis peu présente sur le marché américain, permet aux personnes à faibles revenus de disposer d’une forte autonomie financière et ne pas être pénalisés par leur situation financière. Pour assurer ce service, la banque propose deux modèles d’abonnement, un à 30$/mois qui permet de bénéficier de services bancaires, et un à 29$/mois qui propose en plus un forfait téléphone (appels illimités et 15Go de téléchargement).

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Greenlight, la banque des pré-ados

La tagline de Greenlight annonce sans détours le concept : “Made for kids, built by parents”. Il faut dire que dans le domaine très sensible de la banque pour les plus jeunes, il est très rassurant de savoir que le concept n’est pas né d’une banque mais de parents soucieux d’apporter à leurs enfants une solution de paiement sécurisée et adaptée à la réalité de leurs usages.

Greenlight, qui fait appel au principe de ligne verte, met en avant la possibilité, pour les parents, de sélectionner les enseignes dans lesquelles leur enfant peut réaliser des achats. Cela permet de s’assurer que les dépenses ne seront pas réalisées n’importe où. Si vous ne souhaitez pas par exemple qu’il aille manger au fast food du coin, il suffit de bloquer l’enseigne sur votre application.

Il est également possible de contrôler les plafonds de dépenses par catégorie : ok pour le cinéma, mais pas plus de 3 séances par mois…

Le service est disponible aux États-Unis via un abonnement de 5$/mois, et permet de disposer d’une carte bancaire pour chaque enfant et d’un compte qui permet de gérer les dépenses de tous les enfants.

Otly, pour éduquer votre enfant à l’argent

En cours de test aux Pays bas, cette application a été conçue pours les enfants en bas âge qui commencent à apprendre à utiliser leur argent de poche, alors que Greenlight (plus haut) s’adresse déjà à des jeunes suffisamment grands pour sortir seuls.

L’idée est d’accompagner les enfants à comprendre le principe de l’argent : le mettre de côté, se fixer un objectif d’économie pour acheter un jouet, dépenser son argent, et en recevoir. Des outils graphiques simplifiés permettent également de visualiser les dépenses et recettes. Bref, une application comme pour les grands !

En avril dernier, Otly a officialisé un partenariat avec Bunq, une banque mobile basée aux Pays-Bas. En plus de disposer d’un outil de pilotage de leurs finances, les enfants pourront donc sous peu réaliser également de vraies dépenses avec une carte bancaire et un vrai compte.

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Simple, la banque mobile qui voit grand

Le marché bancaire pour les particuliers est en timide voie de disruption aux Etats-Unis. Le grignotage se fait petit marché par petit marché : Venmo domine désormais le paiement/remboursement entre amis, SoFi celui du prêt pour les étudiants, mais aucun acteur n’a encore vraiment réussi à déstabiliser les banques elles-mêmes. Simple racheté par la banque BBVA en 2014 pour 117 millions de dollars fait partie des prétendants pour partir frontalement à l’attaque des banques de détail.

Le principe est simple, proposer une banque 100% mobile permettant de mettre facilement de côté et de dépenser sans risque de dépasser son solde. En somme, arriver à dépenser son argent de façon réaliste en tenant automatiquement compte de ses dépenses, de l’argent que l’on met de côté pour ses projets et des dépenses programmées (loyer, etc.). L’application est gratuite ainsi que les services proposés (retrait d’argent, remplacement de carte, services généralement chargés de façon excessive par les banques américaines).


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Sébastien Louradour
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Sébastien Louradour
Rédacteur en chef de Yellow Vision, je décrypte les dernières tendances, essaye d'écouter les signaux faibles et de rendre l'ensemble compréhensible pour tous. Contactez-moi, j'échangerai avec plaisir !

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