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Découvrez ces plateformes e-commerce éthiques !

LD
Lilas
8 avril 2019

Alors que le géant Amazon étend son empire dans le monde occidental, des plateformes d’e-commerce alternatives fleurissent et surfent sur les attentes éthiques et responsables des consommateurs.

Amazon, l’entreprise privée la plus chère au monde, est sans doute l’une des plateformes d’e-commerce la plus gourmande en emballages au monde. Rien qu’aux États-Unis, elle est responsable de plusieurs milliers de tonnes de déchets par an. Face à l’emprise de ce géant qui totalise près de 50% des achats en ligne, d’autres plateformes ont décidé de tirer leur épingle du jeu en mettant en avant une approche davantage éthique ou responsable.

Ces nouveaux entrants s’appellent Vinted ou Brandless et s’appuient sur des communautés de consommateurs sensibles à l’impact environnemental de leurs achats. Yellow passe en revue les stratégies qu’ils déploient pour se tailler une part du gâteau du commerce en ligne.

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Etsy veut limiter son empreinte carbone

Depuis 2013, la plateforme e-commerce Etsy, dédiée aux fabriquants artisanaux et indépendants, publie les données sur son empreinte carbone. Elle est auditée par le cabinet PricewaterhouseCoopers, qui garantit ces chiffres depuis 2016. Ce dernier a calculé qu’environ 98% de son empreinte carbone provient des transports maritimes. L’année dernière, son empreinte carbone liée aux transports était de 135 459 tonnes métriques de CO2 selon Wired. Depuis 2018, la compagnie a pris la décision, sous l’impulsion de son nouveau directeur Josh Silverman de compenser ses émissions carbone. M. Silverman considère le développement durable comme un élément central de sa gestion de la marque. L’e-commerce fait l’objet d’un examen minutieux en raison de ses conséquences environnementales, mais M. Silverman croit que les vendeurs et les clients d’Etsy sont impatients de minimiser leurs dommages à la planète. À cette fin, il pense que les compensations de carbone auront également un impact positif sur les résultats financiers de l’entreprise.

Brandless et sa gamme de produits "sans marque"
Brandless et sa gamme de produits "sans marque"

Brandless mise sur l’indifférence du consommateur

Selon l’étude internationale Meaningful brands menée par Havas, 74% des personnes interrogées ne seraient pas dérangées par la disparition des marques avec lesquelles elles interagissent au quotidien. Selon une étude consommateurs commandée par smarterHQ, seuls 7% des Millennials sont fidèles à des marques. Il existe déjà quelques indices de cette indifférence : le succès du japonais Muji, qui signifie littéralement “sans marque” ; la vogue du normcore, qui valorise le fait de se fondre dans la masse ; ou plus récemment l’émergence de Brandless qui, comme son nom l’indique, vend des produits de la vie quotidienne sans marque. Brandless vend plus de 350 articles par le biais de son site Web, estampillés “meilleurs pour vous”. Entre autres, ce sont des produits végétaliens, sans OGM et/ou biologiques, en marque blanche. Depuis un peu plus d’un an d’existence, Brandless a étendu sa gamme de produits en vente et a aussi créé des points de vente éphèmeres dans plusieurs villes des États-Unis. Pied de nez à Amazon, le géant japonais Softbank a investi dans Brandless près de 240 millions dollars en juin 2018.

 

Vinted veut mêtre K-O la “fast fashion”

L’achat de vêtements de deuxième main a le vent en poupe. En effet, aux États-Unis, la plateforme de vente de vêtements entre particuliers Thred Up mise sur une croissance et véritable changement des pratiques de consommation. Selon la start-up, le marché des vêtements d’occasion pesait 24 milliards de dollars (21,2 milliards d’euros) en 2018, aux États-Unis (contre 11 milliards de dollars, soit 9,72 milliards d’euros, en 2012). Il devrait atteindre 51 milliards de dollars (45 milliards d’euros) en 2023. En France c’est l’Institut France de la Mode (IFM)  qui évalue ce marché à un milliard d’euros et qui rappelle d’ailleurs sur son site “que 30 % des Français ont acheté un vêtement d’occasion en 2018 (moitié moins en 2010)”. Née à Vilnius en 2008, Vinted, plateforme de remise en vente de vêtements, surfe sur cette tendance. En France, son succès fut immédiat. Selon le magazine Challenges, “en quelques mois, le site a attiré 21 millions de membres, dont huit millions en France où son succès est viral. Selon Médiamétrie, 1,5 million de visiteurs le consultent quotidiennement, ce qui le place dans le top 5 du e-commerce, pas très loin d’eBay.” Ce site est plébiscité par les jeunes générations : “En juin 2018, une étude de Kantar TNS montrait que 40 % des 18-24 ans fréquentaient Vinted, presque autant que Cdiscount et Rakuten (ex-PriceMinister)”, lit-on dans le magazine.

Preuve que ces challengers sont en train de bousculer le géant Amazon, il y a un peu plus d’un mois, Jeff Bezos, son PDG, annonçait un changement de cap : devenir plus vert. L’entrepreneur a en effet exprimé sa volonté de réduire par 50% les émissions de CO2 d’Amazon d’ici 2030 pour ses livraisons de colis. Preuve que l’existence d’Etsy, Brandless et Vinted n’est pas juste un effet de mode mais bien les précurseurs d’un mouvement durable dans l’e-commerce.


LD
Ecrit par
Lilas D
Journaliste, chercheuse et consultante. Depuis Berlin, j'écris sur les enjeux sociétaux des technologies et questionne le futur que nous sommes en train de construire.
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