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L’E-Skin transforme la peau en interface électronique.

Jean Pierre Fourcade
Jean Pierre
6 octobre 2016

La peau électronique ou E-Skin est un système électronique très mince et flexible qui imite la peau humaine à destination de robots mais aussi sur les humains pour effectuer une ou plusieurs fonctions en général liée à la santé.

De nombreux chercheurs du monde entier travaillent sur l’intégration de ces dispositifs électroniques avec le corps humain pour améliorer ou restaurer les fonctions organiques principalement à des fins d’applications biomédicales. La particularité est que l’électronique portable a besoin d’être mince et flexible pour minimiser l’impact d’adaptation au corps.

L’Eskin se doit d’être confortable, mince, souple et respirant pour être porté directement sur la peau. Il offre une surveillance fiable et continu et se doit d’être non-invasive et sans danger.

Le patch éthylomètre flexible

Les ingénieurs de l’Université de Californie à San Diego ont développé un capteur portable flexible qui peut mesurer avec précision le niveau d’alcool dans le sang d’une personne de la sueur et de transmettre les données sans fil à un ordinateur portable, smartphone ou autre appareil mobile. Le dispositif peut être porté sur la peau et peut être utilisé par les médecins et les agents de police pour la surveillance continue non invasive et en temps réel de la teneur en alcool dans le sang.

Le dispositif est constitué d’un tatouage temporaire qui colle à la peau en provocant la sueur et de manière électrochimique détecte le niveau d’alcool dans le sang. Des recherches récentes ont montré que la concentration d’alcool dans le sang peut également être estimée en mesurant le taux d’alcool dans ce qu’on appelle la sueur insensible. Le tatouage libère de la pilocarpine pour induire la sueur. Ensuite, la sueur entre en contact avec une électrode revêtue d’alcool oxydase, une enzyme qui réagit de façon sélective avec l’alcool pour générer du peroxyde d’hydrogène, qui est détectée par voie électrochimique. Cette information est envoyée à la carte électronique sous forme de signaux électriques. Les données sont communiquées sans fil à un appareil mobile.

Le Paper Skin un capteur sensitif fabriqué avec du matériel low-cost

C’est en utilisant des objets recyclables trouvés dans la cuisine que les ingénieurs électriciens au « Abdullah University King of Science and Technology » (KAUST) ont développé un capteur artificiel qui réagit à des stimuli de la même manière que la peau humaine comme la pression, la température, l’humidité, la proximité et le pH. Et ils l’ont fait en utilisant ce qu’ils décrivent comme une «approche de fabrication de garage,” en combinant une feuille d’aluminium, du ruban adhésif, des éponges et des post ‘It autocollants.

Le travail de cette équipe a pour objectif de révolutionner l’industrie de l’électronique. Ils ouvrent la porte à la commercialisation de capteurs à haute performance et à un prix abordable.

Muhammad Mustafa Hussain KAUST, l’un des chercheurs du projet, a déclaré qu’ils travaillent maintenant pour surmonter les limitations sur leur façon de développer un produit commercial.

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Un e-skin autocollant de surveillance de la santé alimenté par son mobile NFC.

Voici une autre démonstration de John Rogers , un pionnier de l’e-skin à l’Université de l’ Illinois à Urbana-Champaign, dont le laboratoire a créé un timbre cutané extensible qui utilise des impulsions de lumière pour surveiller la fréquence cardiaque ou l’ exposition au soleil. Mais la particularité de ce patch est qu’il n’a pas de batterie. Au lieu de cela, il est alimenté par un téléphone portable ou une tablette qui est équipé d’une communication en champ proche de type NFC, la technologie utilisée dans les applications comme Apple Pay ou pour partager des photos entre les téléphones.

Objectif ultime, imiter la peau humaine

Des chercheurs de l’Université Stamford en Californie ont fait des percées majeures en essayant d’imiter la vraie peau qui pourrait aider par exemple les patients avec des prothèses à retrouver leur sens du toucher.

La technologie utilise des milliards de tubes de graphèmes épais d’un atome à travers le plastique. Cette peau de matière plastique est constituée de deux couches, la première avec un mécanisme de détection et la deuxième avec des signaux électriques pour stimuler les cellules nerveuses.

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Le DUO Skin apporte sa touche fashion.

L’e-skin apporte nombreux services et fonctionnalités mais il se doit d’être aussi esthétique à l’image du DuoSkin.

Le MIT Media Lab, en partenariat avec Microsoft Research, a dévoilé au mois d’août, le DuoSkin, un projet qui utilise des tatouages ??temporaires comme interface connectée qui peuvent être utilisés de plusieurs façons.

Ces tatouages ??peuvent être utilisés comme interface d’entrée pour transformer la peau de l’utilisateur en un trackpad où le curseur contrôle des appareils ou des ordinateurs mobiles connectés. Comme interface de sortie, les tatouages ??sont capables de contenir des afficheurs souples sur la peau pouvant changer de couleur en fonction de la température de la peau, et également comme une interface de communication dans laquelle le tatouage contient des données qui peuvent être détectées par d’autres appareils utilisant la technologie sans fil NFC.

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Ces technologies nous amèneront à devenir effectivement un cyborg !

Dans les prochaines années avec ces technologies émergentes, nos poches seront allégées de toutes les appareils que nous portons aujourd’hui avec des smartphones toujours plus grands qui ne sont pas toujours faciles à sortir quand nous sommes en course malgré les tentatives actuelles pour rendre nos appareils plus facilement accessibles comme avec les montres intelligentes. Notre corps pourrait donc devenir notre ordinateur, avec un écran souple sur le bras et peut-être même en lien direct vers notre cerveau.


Jean Pierre Fourcade
Ecrit par
Jean Pierre Fourcade
A la frontière entre l’information, la recherche et le développement, ma mission est de surveiller l’évolution des technologies dans des domaines bien déterminés mais aussi au-delà. Je suis très souvent connecté sur de nombreux réseaux pour alimenter ma soif de connaissances par mes explorations dans le nouveau monde du numérique.
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