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Les apps qui ont adopté le geste Tinder

LD
Lilas
23 février 2018

Tinder, l’application de rencontres, s’est imposée parmi les jeunes générations, et a aussi imprégné une quantité de designers d’applications.

Swipe à droite, swipe à gauche, quand vous voyez votre voisin de table s’affairer sur son téléphone en faisant glisser ses doigts sur son écran, les yeux rivés sur son mobile, il y a fort à parier qu’il est en train de signaler par ce geste à des personnes qu’il s’intéresse à elles et qu’il aimerai bien les rencontrer et plus si affinités via l’application Tinder. Créé en 2012, Tinder a consacré un design qui laisse la part belle aux portraits de la personne convoitée et vous laisse indiquer de deux manières si elle vous plaît.

Soit vous tapotez sur l’écran un coeur ou une croix, soit vous faites glisser le portrait à droite si vous avez envie de rencontrer la personne ou à gauche si vous n’en avez pas envie. Cette navigation appelée “swipe to like” a été largement reprise par bon nombre d’applications de rencontres mais pas que. Quelles sont celles qui ont fait sienne de cette navigation immédiate ? Tour d’horizon.

tinder

L’expression du Oui ou Non

Reigns est un jeu narratif où vous incarnez un souverain. Au fur et à mesure que l’histoire se déroule, vous êtes amenés à faire des choix (sauver des villageois, exécuter des voleurs, envahir une région,…), chaque choix moral aura des conséquences sur la longévité de votre règne. Car si vous décidez d’être un reine sanguinaire, peut-être qu’un complot est ourdi au palais pour vous destituer. Faites attention… Vous l’aurez compris ici, l’utilisateur répond par un glissement de doigt à chaque choix proposé par l’interface : Oui ou Non. L’innovation du design se fait plus sur l’intention : alors que sur Tinder vous signalez juste à quelqu’un qu’il vous plaît, dans le jeu, vos simples swipes peuvent avoir des conséquences terribles sur l’avenir de vos sujets et votre royaume…

Reigns

Le geste de la personnalisation

Le “swipe to like” ne fait pas que des émules chez les jeux royaux ou les apps de rencontres, cette navigation a été aussi utilisée par le journal quotidien Le Monde. Ce dernier a lancé en 2015 une application nommée “la Matinale du Monde” : à 7 heures du matin, les détenteurs de l’application peuvent accéder à des contenus sélectionnés par la rédaction. Avant de lire les contenus, il vous est d’abord proposé de composer votre menu éditorial par un simple glissement de doigt. Même mécanisme que sur Tinder avec vos nouvelles du matin; l’article sur le réchauffement climatique défile à droite : je le garde plus plus tard. Tandis que celui sur la réforme de l’audiovisuel passe à gauche : pas intéressée. Ce mécanisme de sélection est également auto-apprenant c’est à dire que plus j’ai tendance à lire des articles sur l’environnement, plus l’app m’en proposera.

Le geste social d’une génération ?

Et si le swipe était l’usage d’une génération ? C’est en tous cas le pari qu’a fait Shapr, un service de networking et qui cible en priorité les millenials (dont on avait parlé dans ces pages l’année dernière). Faire une interface où le swipe est intuitif devient alors une manière de coller aux usages des jeunes professionnels, habitués à faire défiler les contenus sur les écrans. En l’espace de quelques années, il est devenu un des geste privilégiés dans les apps sociales comme Snapchat (première historique à l’avoir popularisé) et Messenger (créée par Facebook) ou encore Instagram. Cette dernière intégrait en mai dernier la fonctionnalité de “swipe up” ou glissement vers le haut pour facilement consulter des liens dans les stories, sorte de courts clips vidéos. Comme quoi l’adoption de ce design ne se fixe pas seulement sur des choix binaires. Peut-être qu’à l’avenir, selon la pression exercée pendant le glissement de notre doigt, l’utilisateur pourra exprimer une variété de réponses plus complexes que le simple oui / non; j’aime / j’aime pas. À vos écrans !


LD
Ecrit par
Lilas D
Journaliste, chercheuse et consultante. Depuis Berlin, j'écris sur les enjeux sociétaux des technologies et questionne le futur que nous sommes en train de construire.
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