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Eric

Eric ELMLAS de Kickmaker nous parle de la culture du make

Carole
Carole
22 janvier 2018

Kickmaker, [kik-mey-ker] n.p : 1. Communauté de talents passionnés pour accompagner vos projets high-tech, du prototype à la production en série.

Kickmakers

Bonjour Eric, peux-tu te définir en quelques mots ?

Éric: Je me définirais comme un spécialiste de la conception et de l’industrialisation de produits high-tech. Après quelques années dans le médical chez Stago, j’ai rejoint la petite équipe de savants fous qui a lancé Aldebaran Robotics pour donner vie à Nao puis Pepper. J’adore fusionner les nouvelles technologies pour imaginer les produits de demain, contrairement à ce que beaucoup de startups pensent il faut énormément de créativité pour industrialiser un produit.

Comment est né Kickmaker ?

Éric: Aujourd’hui n’importe qui peut utiliser une imprimante 3D pour réaliser un prototype mais la vraie problématique des startups consiste à industrialiser leurs produits. Avec Vincent mon associé, nous constations avec regret que beaucoup de startups ne passaient pas le cap fatidique de l’industrialisation. Nous avons décidé de proposer nos services et notre réseau d’industriels afin d’aider les porteurs de projet à passer du prototype à la production série. Pour cela nous avons créé une communauté de passionnés et nous disposons de tous les corps de métiers nécessaires pour concevoir et industrialiser un produit complexe.

TeamKickmakers

Comment accompagnez-vous les projets du prototypage à l’industrialisation ? Une recette miracle ?

Éric: Comme toute bonne recette il faut de bons ingrédients. On a besoin avant tout de passion, d’une parfaite connaissance des procédés industriels et de l’expérience car l’industrialisation est un métier. Les entreprises font appel à nous pour notre expertise certes mais aussi pour notre investissement. Elles savent que nous travaillerons sur leur projet comme si c’était le nôtre.

Peux-tu me décrire ton expérience avec Yellow Innovation ?

Éric: Nous accompagnons les équipes de Yellow Innovation sur le projet d’industrialisation de Monimalz et le POC du POC LE VELO. J’ai connu beaucoup de projets mais je peux vous dire que l’expérience « Yellow Innovation » est unique ! Je n’ai jamais vu autant de créativité et d’énergie, quelque soit le challenge. Comme souvent dans un projet nos équipes ont appris à se connaître, à travailler ensemble et à se faire grandir mutuellement. Par exemple, les équipes de Yellow nous ont beaucoup appris sur l’exigence de l’esthétisme, nous poussant à la perfection; de notre côté nous leur avons fait découvrir la gestion d’une ligne de production et divers procédés industriels. Je pense que pour chacun d’entre nous cette expérience a été très bénéfique et le résultat est encore mieux que prévu ! Comme je le disais un peu plus haut, nos équipes se sont totalement investies que ce soit sur Monimalz ou sur Le Vélo et Yellow nous considère comme partie intégrante de leurs équipes, aujourd’hui nous ne formons qu’une seule et même team dédiée aux succès des projets.

Quelles sont les défis rencontrés aujourd’hui pour fabriquer en France ?

Éric: Tout le monde pense que c’est une histoire de prix mais c’est faux, tout du moins il ne faut pas se limiter à cela. Notre industrie répond aux besoins de gros marchés tel que celui de l’automobile et elle se désintéresse des marchés de niche comme celui des startups. Heureusement les fablabs sont de plus en plus nombreux et aident celles ci dans leurs innovations et leurs prototypages mais malheureusement lorsque nous commençons à parler de plus grandes séries, le choix est tout de suite restreint et ces monopoles nuisent forcément aux startup qui se voient souvent obligées de partir fabriquer à l’étranger.

Il y a un retour du made in France depuis quelques années. Que pouvons nous souhaiter pour l’année 2018 ?

Eric : Le made in France est un gage de qualité et il ne faut pas oublier qu’il s’exporte à merveille. La France est un pays créatif et je souhaite que nos produits envahissent le monde. Alors pour 2018, des tonnes de projets créatifs “à la Yellow “, des tonnes de projets industrialisés “à la Kickmaker” et surtout une vraie prise de conscience de la richesse de nos startups, de nos produits et du savoir faire français. Enfin ne plus laisser partir les entreprises en favorisant ce made in France. Bien sur cela implique d’y mettre quelques moyens & certaines aides pourraient vraiment faire avancer les choses. Mais imaginez à quel point cela serait bénéfique pour la France, ses produits, sa renommée, son économie aussi bien nationale que régionale si nous pouvions grâce à ces nouvelles industries développer certaines zones aujourd’hui en déclin. Une chose est sure, il devient urgent de réindustrialiser la France et Kickmaker compte bien y contribuer.

macbook

Carole
Ecrit par
Carole Amargier
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