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L’innovation pour un monde plus écolo

Daniel Rojas
Daniel
30 mars 2017

Des solutions créatives sont mises en place à travers le monde pour répondre à des problématiques comme la pollution, le gaspillage alimentaire et la disparition du sable des plages. Voici quelques initiatives de l’innovation écolo.

En 2014, l’architecte italien Stefano Boeri a réalisé le projet « Bosco Verticale » à Milan : deux tours de 100 mètres de hauts, couverts de végétation en cascade. Ce concept d’immeuble écologique a fait naître un écosystème local d’environ 2 000 plantes. L’architecte s’est vu remettre le prix du gratte-ciel le plus innovateur de l’année (l’International Highrise Award 2014).

Son projet intègre plus de végétation dans la ville afin de réduire la pollution, un vrai défi pour les gouvernements qui cherchent des solutions créatives à ce problème qui touche directement la santé des habitants. Cette année, Boeri continue son exploration des nouvelles formes de synergie entre l’architecture et la botanique en Chine, 1er émetteur de gaz à effet de serre. Son nouveau projet d’immeuble forêt verticale dans la ville de Nanjing, contiendrait 1100 arbres et 2500 arbustes qui pourront rejeter 60 kg d’oxygène par jour et absorber 35 tonnes de CO2 par an.

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En Inde, le chercheur Anirudh Sharma de Graviky Labs a développé une idée originale pour recycler les dépôts de carbone et de suie : produire de l’encre. Le projet s’appelle Air Ink et capture la pollution avec Kaalink, un pot catalyseur qui récupère près de 95% de la pollution présente dans l’air. Ensuite, la suie polluante passe par un processus de purification avant de devenir de l’encre. Une première collecte en Inde a permis l’obtention de 150 litres d’encre noire et Graviky Labs travaille avec des artistes à Hong Kong afin d’utiliser le matériau pour la création une fresque en plein cœur de la ville.

Il suffit de 45 minutes d’émission de particules fines pour obtenir 30 millilitres d’encre et de peinture.

Des carburants alternatifs

Donner une seconde vie aux déchets est sans doute une façon de combattre le gaspillage alimentaire. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), chaque français jette 29 kg de nourriture en moyenne par an. La société britannique Waitrose veut lutter contre ce fléau, avec la mise en place de 10 nouveaux camions de livraison qui roulent grâce à un carburant à base de déchets alimentaires. Un carburant innovant qui coûte 30 à 40 % moins cher que le diesel et qui rejette 70 % de CO2 moins que le combustible traditionnel.

Pour la construction de ces camions, la compagnie de transport suédoise Scania et Agility Fuel Systems des États-Unis ont conçu un nouveau réservoir de carburant en fibre de carbone, plus léger que les versions précédentes. Le carburant est le résultat de 8 ans de recherches. Il est fourni par GNC Fuels, et les camions qui l’utilisent peuvent parcourir jusqu’à 800 km.

A Tel Aviv, une nouvelle usine d’Hiriya Recycling Park, l’autorité de recyclage de la région, a commencé à traiter 1 500 tonnes de déchets par jour en transformant une grande partie en combustible. Le terminal produit du Combustible solide de récupération (Refuse Derived Fuel – RDF).

Les produits recyclables comme le papier et les métaux sont séparés et le reste est principalement transformé en petits morceaux de RDF sec. Ensuite, ce combustible est envoyé à Nesher, la principale cimenterie israélienne. Il sera utilisé pour remplacer environ 20% de leur combustible. Le coût du terminal de déchets représente 110 millions de dollars.

Créer du sable avec des bouteilles de bière

Les deux tiers des plages du monde reculent en raison des nombreuses industries comme celle la construction et la pharmaceutique, qui dépendent du sable pour élaborer leurs produits. C’est pourquoi, la société néo-zélandaise DB Breweries a créé DB Export, des machines de broyage de bouteilles de bière qui font d’une bouteille vide un substituant de sable sûr utilisable dans n’importe quelle industrie. En seulement cinq secondes, les machines DB Export écrasent une bouteille de bière vide, enlèvent les particules de poussière, l’étiquette, et produisent 200 grammes de sable utilisable.

Les machines seront installées dans les bars et les restaurants, et produiront instantanément un verre clair qui permettra aux gens de voir le résultat immédiat de leur recyclage. Ce projet  pourra avoir un grand impact en Nouvelle Zélande, où 60 000 tonnes de verre sont envoyées chaque année dans des sites d’enfouissement.


Daniel Rojas
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Commentaires (3)

Les commentaires sont fermés.

  1. El Qaoumi Kenza dit :

    Article très intéressant et inspirant. Effectivement, avec tous les changements climatiques, écologiques et économiques que nous vivons aujourd’hui, il faut des solutions comme celles présentées dans votre article Mr Daniel Rojas.

  2. Stéphane Gilmer dit :

    Excellent, merci !