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Le plaisir connecté « made in France »

Daniel Rojas
Daniel
26 octobre 2016

Lauréat du CES Innovation Award 2016 avec l’objet connecté Little Bird, la start-up E.Sensory propose des produits innovants qui allient la tech et les sensations. J’ai interviewé sa fondatrice Christel Le Coq.

Après des années d’expérience dans le monde de la réalité augmentée, Christel Le Coq a créé E.sensory, une start-up spécialisée dans le domaine d’expériences numériques sensorielles. L’entreprise de deux ans et une équipe de 8 personnes a l’ambition de créer des contenus numériques capables de transmettre des sensations et qui soient synchronisés avec différents types d’objets connectés

Christel le Coq : Femme Chef d’Entreprise Prometteuse. femmes-economie.com
Christel le Coq : Femme Chef d’Entreprise Prometteuse. femmes-economie.com

Un oiseau qui gazouille à sa façon

Si je vous dis Little Bird, à quoi pensez-vous ? Difficile d’associer ce nom à un objet connecté, encore moins à un sextoy connecté féminin. Cet objet vibrant ressemble à un œuf avec une queue. Synchronisé via Bluetooth à des lectures érotiques il fait ressentir des caresses, des frissons et même des baisers aux femmes.

Leur produit phare n’est pas banal, il est tabou pour certains et même dérangeant pour d’autres.

Little Bird est l’objet du système B.Sensory, le premier projet signé E.Sensory . C’est le 1er éditeur de littérature érotique connectée qui inclut aussi une application mobile.

Ce petit oiseau disponible en trois couleurs (rose, vert et bleu) a fait sensation lors de sa présentation au salon CES 2016 de Las Vegas, où il a remporté l’Innovation Award.  Après cette expérience, beaucoup de choses ont changé.  Little Bird a attiré l’œil de beaucoup de journalistes.

Une stratégie médiatique planifiée et conçue depuis le début par cette fondatrice et CEO. Celle-ci considère que la meilleure façon de protéger les idées d’une start-up qui démarre passe soit par la création d’un produit et par son entrée directe sur le marché, soit par une communication forte sur le concept capable d’emporter l’adhésion d’investisseurs.

Revenant sur les débuts de sa start-up,  Christel Le Coq admet que l’aventure est longue.  Selon elle, lever des fonds représente un « vrai parcours de combattant » pour n’importe quelle start-up et la dimension érotique de son projet a fermé des portes supplémentaires parce que les gens n’ont pas forcement voulu comprendre l’ensemble du concept porté par E.Sensory.

« Les gens qui sont dans l’innovation savent que c’est toujours dans le domaine de l’érotisme qu’ils existent les premiers usages et les premiers modèles économiques. », explique Christel Le Coq.

L'application B.Sensory

Redonner une nouvelle vie aux livres

B.Sensory reduit l’écart entre les lecteurs et les livres numériques. Pour Christel Le Coq, on a perdu le contact avec l’objet livre. On aime l’objet, on aime la couverture, on aime l’odeur du papier, pouvoir tourner les pages ou mettre des notes dedans. C’est plus qu’un contenant, il y a une vraie dimension émotionnelle, affective.

« Notre défi est de recréer des sensations et d’avoir la même dimension émotionnelle avec des contenus dématérialisés ».

B.Sensory est une marque éditeur qui travaille avec des auteurs pour publier des ouvrages inédits ainsi qu’avec 7 éditeurs partenaires. On trouve aussi sur la plateforme des textes libres de droits mis à disposition gratuitement qui appartiennent à la culture érotique. Leur business model se base sur la vente de Little Birds et du contenu à l’unité ou par abonnement.

Le cœur de leur innovation est de proposer des versions connectées des textes qui se synchronisent à Little Bird pour explorer toute une nouvelle palette de sensations.

Sur l’application, il est possible de sélectionner les sensations que l’on souhaite ressentir (frissons, désir, plaisir, passion, volupté, entre autres) en se plongeant dans un ouvrage ainsi que contrôler leur intensité. S’ajoutent à cela les options « Vibrer en solo » ou « Jouer à deux » (disponible prochainement). Cette dernière permet à un partenaire de prendre la main à distance sur la télécommande ou envoyer des messages vibrants à sa partenaire.

Maintenant qu’E-sensory vient d’accomplir de nombreux défis : démontrer la solidité de son produit, gagner un prix au CES et créer un intérêt médiatique dans de nombreux pays, le nouveau challenge pour cette start-up française est désormais l’internationalisation. Celle-ci veut disposer de contenus dans différentes langues et proposer Little Bird partout dans le monde. « C’est le prochain challenge qu’on doit réussir », conclut la fondatrice.

Pour en savoir plus sur E.Sensory et Little Bird, regardez l’intervention de Christel Le Coq à TEDxRennes (ci-dessous).

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