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La tech s’invite dans votre jardin

Philothée
Philothée
10 juillet 2018

Robot tondeuse, potager connecté, pots qui arrosent tous seuls et capteurs intelligents : quand la technologie rend le jardinage de précision plus facile que jamais.

À la belle saison, on ressort gants, sécateurs, pelles, binettes et arrosoirs pour retrouver les joies du jardinage : une activité méditative, déconnectée, qui réapprend aux citadins le rapport à la nature. Quand on jardine, on fait un retour littéral à la terre et à ses lois : on apprend les aléas du climat, des nuisibles, et que tout est affaire de patience et d’observation. Pourtant, même cette activité du dimanche et des vacances se trouve aujourd’hui “disruptée” par la technologie. On vous rassure, ça n’est pas forcément pour le pire.

Le robot tondeuse de Bosch

Les robots au jardin

On entend beaucoup parler de technologie dans l’agriculture (nous y avions même consacré un article l’année dernière) : drones pour observer et “mapper” les cultures, intelligence artificielle pour optimiser les plantations, robots pour désherber et biner les champs, voire pour faire les récoltes, etc. Mais elle peut aussi s’avérer d’une précieuse aide pour cultiver et entretenir son bout de jardin. Le robot le plus répandu aujourd’hui est certainement la tondeuse. Elle fonctionne sur le même principe que le robot aspirateur, avec un détecteur de chocs et la possibilité de la pré-programmer. Seule différence notoire, elle vient avec un câble périphérique équipé de capteurs, que l’on pose pour délimiter la pelouse et indiquer au robot jusqu’où il peut aller.

Mais les technologies utilisées au jardin peuvent être bien plus sophistiquées que ça. La solution Farmbot, par exemple, propose rien de moins que de gérer tout votre jardin automatiquement. Il s’agit d’une sorte de caisson de 3 mètres sur 1,5 dans lequel cultiver votre potager. Il est muni d’un bras qui se déplace sur trois axes et s’occupe de tout : planter, arroser, vérifier l’état de la terre avec un capteur, tuer les mauvaises herbes, etc. Le tout est contrôlé par un logiciel qui permet de visualiser votre petit lopin de terre, choisir l’emplacement de chaque plante, définir l’heure d’arrosage, etc. L’engin, conçu en Californie, est open source et DIY, ce qui signifie qu’on peut le monter et le modifier soi-même : en France, un projet soutenu par Nantes City Lab et Nantes métropole le rend accessible au marché hexagonal pour la modique somme de 3800 euros.

Dans la même veine, le jeune Français Eliott Sarrey (14 ans à l’époque) a remporté en 2015 le prix “Incubateur” du Google Science Fair pour Bot2Karot, un petit robot contrôlé par smartphone qui peut biner, repiquer et arroser tout seul les plantations. Si FarmBot axe sa communication sur le fait de pouvoir rendre des petits bouts de terrain productifs, surtout en ville, Eliott Sarrey, lui, pose la question dans Futura Sciences : “Comment rendre accessibles les légumes du potager aux personnes actives ou à mobilité réduite ?”

Les objets connectés pour un jardinage de précision

Si vous pouvez et voulez vous occuper de votre jardin, la technologie peut vous apporter une assistance précieuse tout en vous laissant maître à bord. C’est ce que promettent la plupart des objets connectés. Le best-seller, la Flower Power de Parrot, est un objet qui se plante dans la terre ou les pots de fleurs : son capteur mesure la température, l’ensoleillement, la fertilisation et le taux d’humidité du sol, et vous prévient quand la plante a besoin d’être arrosée. L’idée : rendre accessible à tous le “jardinage de précision”.

Le Flower Power de Parrot

Mais il existe une foule d’autres objets, comme les pots connectés (le Parrot Pot, le Léo de MEG, ou encore le Gå.ia, un “cyborg végétal” développé par Still Human), pourvus à peu près des mêmes capteurs que le Flower Power mais aussi capables d’arroser les plantes tout seuls. Pratique quand on part en vacances. Le Gå.ia se déplace même pour suivre le soleil toute la journée !

Le robot-plante Ga.ia

L’étape d’après, ce sont naturellement les potagers connectés, avec lesquels on peut cultiver des plantes même à l’intérieur, grâce à une lumière artificielle. Comme les autres, ils permettent de suivre sur smartphone l’évolution des plantes pour optimiser leur croissance. Le Fresh Square est entièrement autonome et bio, le Lilo Smart se concentre sur les herbes aromatiques, le Véritable permet aussi de faire pousser fleurs comestibles et mini légumes. Et pour les plus ambitieux, il y a carrément le “placard de culture connectée” Leaf Box, où l’on peut faire pousser des herbes aromatiques mais aussi des fraises, des poivrons, du chou kale ou encore de l’épinard. La machine ressemble à un frigo au design très épuré et bardé de technologie. Elle coûte près de 3 000 dollars, tout de même. Le prix à payer pour jardiner sans mettre les mains dans la terre ?


Philothée
Ecrit par
Philothée Gaymard
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