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La technologie au secours des réfugiés

Sébastien Louradour
Sébastien
7 novembre 2017

6 services et technologies pensés pour accompagner les réfugiés et migrants à travers le monde.

“On voulait des voitures volantes, on a eu 140 caractères”. Cette phrase prononcée il y a quelques années par Peter Thiel a propos de Twitter, done la mesure de la façon dont la montagne peut parfois accoucher d’une souris dans le monde de la Tech. Dans bien des domaines en effet, le doute persiste sur la faculté de la technologie à réellement changer nos vies. A l’heure ou se clôt le Techfugees Global Summit 2017  organisé à Station F,  retour les innovations pensées pour les réfugiés qui nous démontrent que parfois oui, la tech peut faire mieux que 140 caractères.

L’accès aux soins

De nombreux réfugiés ont besoin de soins immédiats souvent difficiles à obtenir. Quelques services commencent déjà à faire la différence.

Le mensuel américain  The Atlantic nous apprend qu’à Oslo, les créateurs de l’application HealthIntelligence espèrent travailler avec les gouvernements locaux et acteurs de la santé pour construire un chatbot qui fournirait aux femmes enceintes des conseils médicaux et juridiques dans leur langue maternelle. «Aller à l’hôpital peut être très difficile si vous ne parlez pas la langue et avez des droits légaux limités», explique Vincent Olislagers, qui a supervisé la conception de l’application. Les difficultés sont décuplées pour les réfugiés dans les camps reculés. Pour tenter d’y remédier, Basil Leaf Technologies développe actuellement DxtER, une application qui va de pair avec une boîte à outils qui utilise l’IA pour guider les patients à travers un questionnaire, collecter des signes vitaux et échantillons afin de fournir des diagnostics sur place. Grâce à une programmation à distance, l’application sera en mesure d’intégrer en permanence de nouvelles données sur des épidémies émergentes.

Retrouver ses proches

La séparation est un traumatisme tragiquement commun pour les réfugiés. Depuis 2008, plus de 600 000 personnes se sont inscrites pour une plateforme mobile réalisée par l’ONG Refunite, qui a déjà rassemblé plus de 38 000 personnes. La Croix-Rouge et le Croissant Rouge ont créé ensemble leur propre initiative de mise en relation: Trace the Face. La plateforme, de technologie assez simple, publie des photos en ligne de personnes à la recherche de proches disparus et leur permet de rechercher des photos que d’autres ont publiées, filtrant par le sexe, l’âge et le pays d’origine. La reconnaissance faciale transformera bientôt ces services en logiciels avancés de recherches de personnes.

Étendre l’accès à internet

Alors que de plus en plus de réfugiés ont accès à un smartphone, un accès facile à internet peut avoir un réel impact en matière de communication, pour retrouver ses proches, ou obtenir des diagnostics médicaux. En Croatie, l’ingénieur Valent Turkovic travaille à un prototype de routeur à piles compact et durable – MeshPoint – qui utilisera un logiciel open-source pour fournir un accès internet facile. Le matériel de l’appareil sera également open-source, permettant l’impression 3D de nouveaux appareils. Par ailleurs, les drones des Nations-Unies utilisés pour observer les camps pourraient à l’avenir aussi fournir une connexion Wi-Fi temporaire et étendre les réseaux téléphoniques dans les zones sans couverture.

L’accès bancaire simplifié

L’accès à certains services peut être considérablement rationalisé et simplifié par la technologie. Le gouvernement Finlandais lance par exemple un pilote avec la startup MONI pour simplifier l’accès aux services bancaires, comme repéré par Springwise. La distribution de cartes pré-payées reconnues par le gouvernement permet de remplacer les paiements en liquide pour accéder aux bénéfices sociaux. Pour ceux qui immigrent et obtiennent un permis de travail, ce service facilitera leur indépendance dans la gestion de leurs finances via une application mobile disponible en plusieurs langues. Cet aspect personnalisable du service est contrôlé par MONI et peut donc être arrêté à tout moment par la startup, un élément important permettant de soumettre le service aux lois strictes encadrant l’utilisation comptes bancaires par les réfugiés.

La simplification de l’accès aux identifiants légaux

L’identification biométrique joue ici un rôle essentiel. l’ONU a mis en place un dispositif (le Biometric Identity Management System) pour collecter empreintes digitales, scans d’iris, photographies, et croiser ces données avec des dossiers officiels à l’étranger. L’identification biométrique peut permettre notamment d’évaluer plus vite si un individu est éligible à recevoir une aide non-gouvernementale. Néanmoins, cette technologie n’est pas sans poser des questions éthiques criantes. En effet, il est facile d’envisager qu’un état puisse s’en servir pour simplifier le renvoi a la frontieres des réfugiés.

La blockchain pour protéger l’identité des migrants

Comme tout type d’intervention humanitaire, la technologie opère dans un contexte rapidement confronté aux limites imposées par les cadres administratifs et légaux très contraignants. En cela, la technologie Blockchain pourrait offrir confidentialité et sécurité aux personnes que le référencement auprès d’un gouvernement pourrait mettre en danger. En 2015, Bitnation, qui offre aux utilisateurs des services de notaires, financiers, et éducatifs sans aucune affiliation officielle, a créé un programme d’intervention d’urgence pour les réfugiés qui permet de soumettre des demandes urgentes de papiers. L’organisme qui vise à devenir une “Organisation Autonome Décentralisée” permet ainsi de penser un service administratif qui dépasse la notion de frontière.

La BBC pour une prise de conscience

La vidéo que vous vous apprêtez à visionner ci-dessous a été créée par BBC Media Action pour nous mettre dans la peau d’un réfugié quittant la Syrie pour rejoindre l’Europe. Loin des clichés et des a priori, cette vidéo, à visionner depuis son smartphone pour réellement vivre l’expérience proposée, éclaire sur la précarité technologique des réfugiés et nous démontre que tout est encore à faire.


Sébastien Louradour
Ecrit par
Sébastien Louradour
Rédacteur en chef de Yellow Vision, je décrypte les dernières tendances, essaye d'écouter les signaux faibles et de rendre l'ensemble compréhensible pour tous. Contactez-moi, j'échangerai avec plaisir !

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