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Les célébrités qui montent des start-ups

Philothée
Philothée
26 juin 2019

Lancer sa propre entreprise, et a fortiori une start-up, c’est la nouvelle voie royale que l’on vend aux jeunes actifs : en-dehors de l’entrepreneuriat, point de salut. Et le signe que la “culture start-up” a peut-être atteint son apogée, c’est que de plus en plus de célébrités s’y mettent.

Bien sûr, lancer un business quand on est une star, ça n’a rien de nouveau. En leur temps, des actrices comme Jessica Alba (avec The Honest Company, fondée en 2011), Gwyneth Paltrow (Goop, 2008), Kate Hudson (Fabletics, 2013), Reese Witherspoon (Draper James, 2015) ou Zooey Deschanel (HelloGiggles, 2011) se sont taillé un franc succès sur le secteur de la mode et du lifestyle. On ne compte plus le nombre de célébrités qui ont lancé leur marque de mode (coucou Kanye et Rihanna) ou de cosmétiques (Rihanna, encore, ou Kylie Jenner). Toujours dans la catégorie “art de vivre”, George Clooney s’est taillé un très beau succès avec Casamigos, la marque de tequila qu’il a développée avec son ami Rande Gerber et revendue pour 1 milliard de dollars en 2017. Notons aussi les succès des rappeurs Dr Dre et will.i.am dans les casques et écouteurs, avec Beats pour le premier et i.am+ pour le second.

Mais ces dernières années, les célébrités ont commencé à délaisser ces domaines “classiques” pour investir des champs plus résoluments innovants. Petit tour d’horizon des celebrity startupers à suivre.

Taïg Khris, le champion de roller qui fait bouger les télécoms

L’athlète gréco-algérien Taïg Khris, triple champion du monde de roller sur rampe, est le sportif le plus titré de l’histoire des sports extrêmes. Mais c’est aussi un entrepreneur averti : en 2013, il fonde la start-up Onoff (dont la version beta sera lancée en 2015), avec un concept aussi simple que génial. Onoff est une app qui permet de jongler entre plusieurs numéros de téléphone sans avoir à changer de cartes SIM. La technologie des “cloud numbers” développée par Taïg Khris rend même possible de se choisir un numéro de téléphone étranger, pour pouvoir passer des appels au tarif local. En 2018, Onoff a d’ailleurs lancé un forfait mobile et fixe illimité vers l’Europe pour 10 euros par mois. La même année, la startup a bouclé une levée de fonds de 10 millions d’euros. Pour Stéphanie Hospital, cofondatrice de OneRagtime, l’un des fonds qui a participé au tour de table, “Onoff, c’est une vraie révolution dans le monde des télécoms. La pépite de Taïg a tout le potentiel pour devenir un acteur incontournable combinant excellence technologique, expérience utilisateur unique et parfaite exécution”, cite La Tribune. La seconde carrière du champion de roller a de beaux jours devant elle.

Maisie Williams, la jeune pousse qui innove pour les artistes

La petite Arya Stark a bien grandi, et avec elle Maisie Williams : son interprète était enfant quand elle a commencé à jouer dans Game of Thrones ; aujourd’hui, elle est à la tête de la start-up Daisie. Daisie, c’est une plateforme spécialement dédiée aux artistes, qui leur permet de montrer leur travail mais surtout de se connecter entre eux pour travailler ensemble sur des projets (une idée assez proche de celle de l’acteur Joseph Gordon Lewitt, qui a lancé dès 2004 la plateforme collaborative hitREC?rd). Le co-fondateur de Daisie, le producteur de cinéma Dom Santry, explique à TechCrunch : “Que ce soit de la vidéo, de la musique, de la photo, de l’art — tout est optimisé pour faciliter la recherche de collaborateurs. Les projets qui sont ouverts et en recherche active de personnes avec qui travailler sont ceux que nous poussons, pour que les gens les découvrent et, on l’espère, les rejoignent.”

L’idée principale de Dom Santry et Maisie Williams, qui a travaillé de manière quotidienne au lancement de l’app, c’est de “redonner le pouvoir aux créateurs” dans leur quête de projets : “Au lieu de les contraindre à se marketer pour correspondre à l’idée que quelqu’un d’autre se fait de leur travail, ils peuvent laisser leur art parler pour eux”, expliquait l’actrice en 2018. Daisie compte aujourd’hui 18 salariés et 100 000 membres, dont la plupart sont basés à Londres. Elle ambitionne de se lancer à Berlin, New York et Los Angeles, ainsi que de nouer des partenariats avec des entreprises pour les aider à trouver les talents dont ils ont besoin. La jeune entreprise a, à ce jour, levé 3 millions de dollars : un début prometteur s’il en est.

Leonardo Di Caprio, l’investisseur qui aime les neurosciences et les matelas

S’il n’est pas techniquement un startuper, Leo mérite sa place dans cet article pour ses choix d’investissements terriblement contemporains. Dès 2015, il a flairé la tendance de la disruption du matelas (qui l’eut cru ?) en soutenant la start-up new-yorkaise Casper, également backée par l’acteur Ashton Kutcher et le chanteur Adam Levine. En 2017, DiCaprio a investi dans la start-up suisse Mindmaze, qui opère à l’intersection des neurosciences, de la réalité virtuelle et de l’intelligence artificielle — rien que ça.

Pour tâcher de résumer, la toute première licorne helvétique réinvente les interfaces humains-machines en captant l’activité du cerveau. L’une de ses applications, c’est la réhabilitation des victimes d’AVC : un casque de réalité virtuelle mesure leur activité cérébrale pour guider leurs exercices et les aider à récupérer leurs fonctions motrices plus rapidement. Si le cœur de métier de Mindmaze est la santé du cerveau, de nombreux domaines pourraient être concernés par son innovation, comme le divertissement ou le sport. Et la meilleure preuve que son intérêt pour la start-up n’est pas uniquement financier, c’est que DiCaprio est aussi membre de son conseil consultatif. Comme quoi, les stars ne sont pas condamnées à la mode et à l’art de vivre.


Philothée
Ecrit par
Philothée Gaymard
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