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Les robots insectes au service de la nature

Jean Pierre Fourcade
Jean Pierre
4 mai 2017

Depuis que nous commençons à prendre conscience que tous les écosystèmes sont totalement bousculés par l’activité humaine, les chercheurs travaillent très sérieusement à des solutions robotiques qui pourraient sauver ce qui peut encore l’être.

La pollinisation animale joue un rôle vital à l’échelle mondiale sachant que  près de 80% des cultures et  90 % des plantes sauvages à fleurs dépendent, au moins en partie, du transfert de pollen par les animaux. Parmi les espèces dépendant des pollinisateurs figurent de nombreuses cultures de fruits, légumes, graines, noix et oléagineux, qui apportent de nombreux micronutriments, vitamines et minéraux à l’alimentation humaine.

Selon une étude du ministère de l’environnement, la pollinisation par les insectes représente une valeur économique de 2,5 milliards d’euros par an pour la France et de 14 milliards d’euros pour l’Europe. La grande diversité des pollinisateurs, sauvages et domestiques, contribue en grande partie à la production alimentaire et pharmaceutique mondiale.

Depuis déjà de nombreuses années certaines espèces pollinisatrices disparaissent de notre planète et comme il semble difficile de les préserver les chercheurs envisagent de les remplacer par des robots. Les chercheurs s’inspirent de la biologie des insectes et notamment des abeilles pour développer des insectes robotisés, une sorte de mini-drones autonomes capables de voler de façon autonome.

Les premiers tests japonais de robots pollinisateurs.

Selon le rapport de recherche publié en février 2017, une équipe de recherche japonaise a utilisé des mini drones équipés de poils de queue de chevaux recouverts d’un gel liquide ionique et collant qui ont permis de valider le fait de recueillir et redéposer du pollen en butinant des fleurs de lis roses japonais. Le chimiste Eijiro Miyako explique qu’il sera nécessaire d’utiliser un système de géolocalisation et une intelligence artificielle pour créer un système apprenant afin de butiner de fleurs en fleurs.

drone-bee

Insectes du futur, les RoboBees battent des ailes comme les abeilles.

Les chercheurs de l’Institut Wyss, en s’inspirant de la biologie d’une abeille,  développent des RoboBees, des Micro robots autonomes qui pourraient jouer, d’ici une dizaine d’années, de multiples rôles dans l’agriculture. Les utilisations potentielles pourront répondre à la pollinisation des cultures ou à la surveillance météorologique, climatique et environnementale.

Ces Robobees sont des micros systèmes artificiels qui mesurent environ la moitié de la taille d’un trombone, pèsent moins d’un dixième de gramme, et volent à l’aide de muscles artificiels qui font battre les ailes 120 fois par seconde à l’aide d’actionneurs piézoélectriques. Equipés de leurs appendices pollinisateurs, les RoboBees sont programmés pour voler par milliers en essaim sur des zones prédéfinies.

FingerRobobees

La libellule cyborg guidée par neuromodulation

Il faudra sans doute attendre une dizaine d’années pour voir des insectes robots capables de polliniser de manière autonome. La solution intermédiaire pourrait subvenir de la transformation d’insectes en cyborgs hybrides. C’est ce que propose la start-up Draper qui combine la navigation et la neuromodulation afin de guider les insectes. Les ingénieurs en R&D de Draper qui ont monté le projet de recherche DragonflEye souhaitent créer une libellule cybernétique qui combine la navigation miniaturisée, la biologie synthétique et la neurotechnologie pour diriger les libellules. Ce projet offrira une nouvelle technologie de miniaturisation afin d’équiper une large gamme d’insectes avec des capteurs environnementaux et de guidage pour des actions environnementales importantes comme la pollinisation.

dragonflEye

Devons-nous créer un monde nouveau ou protéger le nôtre ?

Il est à prévoir qu’une lutte s’engage entre les progressistes et écologistes qui souhaitent conserver la nature en l’état et minimiser l’impact de l’homme, face aux chercheurs en biologie synthétique qui vont réécrire l’ADN pour l’adapter à la dégradation de notre environnement.

L’organisation Greenpeace avait publié cette vidéo nommée NewBees pour nous interpeller sur le déclin des abeilles en nous projetant ce que pourrait être l’agriculture de demain si les pollinisateurs venaient à disparaître.


Jean Pierre Fourcade
Ecrit par
Jean Pierre Fourcade
A la frontière entre l’information, la recherche et le développement, ma mission est de surveiller l’évolution des technologies dans des domaines bien déterminés mais aussi au-delà. Je suis très souvent connecté sur de nombreux réseaux pour alimenter ma soif de connaissances par mes explorations dans le nouveau monde du numérique.
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Commentaires (2)

Les commentaires sont fermés.

  1. Emmanuel dit :

    Quelle horreur ces idées !
    Essayons déjà de sauver les abeilles plutôt que d’imaginer déjà leur extinction…

    • Jean Pierre Fourcade dit :

      Ah bonne réaction, bien sûr qu’il faut sauver nos petites abeilles bzzz bzzz …