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Les start-ups de TechCrunch Disrupt à Berlin !

LD
Lilas
3 décembre 2018

Voici les startups du cru 2018 de TechCrunch Disrupt qu’on vous conseille de garder à l’œil.

TechCrunch Disrupt, la grand-messe du monde start-up organisée par le magazine américain du même nom, s’est tenue à Berlin les 29 et 30 novembre dernier. Des milliers de visiteurs, des centaines de start-ups, une cinquantaine de speakers étaient au rendez-vous de cette conférence qui se présente comme une “autorité mondiale sur les start-ups révolutionnaires et les technologies qui changent la donne.” Yellow Vision y a dépêché son envoyée spéciale, qui vous livre ici les jeunes pousses à mettre sur votre radar dans les prochains mois.

L’outsider

Pendant le Disrupt Berlin s’est tenu le Startup Battlefield : une compétition de start-ups en lice face à un jury de VCs et d’experts pour remporter $50,000 et la Disrupt Cup. Cette année, la grande gagnante est une start-up suisse baptisée Legacy. Son cheval de bataille ? La réduction de la mobilité du sperme à mesure que leur propriétaire vieillit, et qui affecte ses chances d’avoir des enfants. Comme l’écrit la chercheuse à l’Ined Élise de la Rochebrochard dans son article Stérilité, fertilité : la part des hommes”, “pour l’homme, la fertilité est maximum à 30-34 ans (indice à 100), puis elle diminue lentement. À 55-59 ans, l’homme a une fertilité deux fois plus faible (indice à 47) que celle observée à 30-34 ans.” Or les hommes, comme les femmes, ont des enfants de plus en plus tard. Aux États-Unis, l’âge moyen des hommes ayant leur premier enfant est passé de 27,4 ans en 1974 à 30,9 ans en 2015.

S’ajoute à cela le fait que la majorité des problèmes de fertilité touchent les hommes. Les fœtus masculins sont notamment des cibles de choix pour les perturbateurs endocriniens, qui dérèglent le fonctionnement du système reproductif. Au cours des 40 dernières années, la fertilité masculine a réduit de moitié. Alors que la congélation d’ovules est un recours de plus en plus employé par les femmes à l’étranger pour préserver leurs chances de procréer (c’est interdit en France), Legacy est l’une des premières entreprises à proposer l’équivalent pour les hommes. Le service de congélation de sperme est vendu avec force  : “En stockant votre matériel génétique le plus sain et de meilleure qualité, vous vous protégez du risque aujourd’hui et ouvrez la porte aux avancées scientifiques de demain.” Entre assurer sa lignée et devenir immortel, il n’y aurait qu’un pas ?

L'équipe de Legacy après avoir remporté le Startup Battlefield à TechCrunch Disrupt Berlin 2018

La “tech for good”

La start-up indienne Imago AI a choisi d’utiliser l’intelligence artificielle pour aider à nourrir l’humanité. Son application, Phenox, est un assistant virtuel pour les cultivateurs, qui utilisent la vision informatique et l’apprentissage machine pour automatiser le suivi du rendement et de la qualité des plantes. Cette étape est en effet cruciale pour développer de nouvelles semences qui seront à la fois plus résistantes et plus productives. Traditionnellement, elle se fait manuellement et peut prendre de six à huit ans, jusqu’à développer “la” semence parfaite. L’application permet également d’identifier d’éventuelles maladies et de les traiter de manière ciblée, sans avoir à détruire toutes les plantations. L’objectif : maximiser la productivité et réduire le gaspillage alimentaire dans les champs.

Imago AI n’est pas la seule start-up à s’attaquer aux enjeux agricoles, ni à utiliser l’AI pour le faire. D’après Research and Markets, le marché de l’IA appliquée à l’agriculture pesait près de 518,7 millions de dollars en 2017 ; il devrait croître de plus de 22,5% par an en moyenne pour atteindre les 2,5 milliards de dollars d’ici 2025. La grande originalité d’Imago IA, c’est d’intervenir en amont même des cultures, en rendant le phénotypage des plantes toujours plus précis (ce qui permet au passage de limiter les apports en intrants chimiques comme les engrais et les pesticides). À terme, la jeune entreprise espère pouvoir émettre des recommandations aux agriculteurs sur le type de variété à planter dans une région et un climat donnés, sans avoir recours à la modification génétique.

Shweta Gupta, co-fondatrice de Imago AI, sur la scène de TechCrunch Disrupt Berlin 2018

La “smart city”

Une start-up berlinoise, pour finir. Et comme pour honorer la forte tradition de démocratie locale de la ville, c’est une application qui renforce le lien entre les citoyens et leur municipalité. Polyteia propose en effet à ces dernières une plate-forme sur laquelle rassembler, unifier et analyser l’ensemble des données dont elles disposent sur leur ville, qu’il s’agisse d’informations sur les casernes de pompiers, les HLM, les écoles ou les garderies. Aujourd’hui, ces données “sont enfermées dans des silos”, explique à TechCrunch le CEO et co-fondateur Faruk Tuncer. “Cela prend beaucoup de temps d’agréger cette donnée”, dont certains éléments ne sont parfois même pas numérisés.

Le projet pilote de Polyteia a été mené autour des garderies : aujourd’hui opérationnel, il permet au gouvernement local de suivre les chiffres d’utilisation des crèches municipales et d’identifier des besoins et les zones où il pourrait être pertinent d’en ouvrir davantage. La deuxième étape, ce sera les écoles. Aujourd’hui, la start-up a trois clients, dont les villes d’Oranienburg et de Wriezen. 2019 devrait être une année riche en nouveaux contrats pour Polyteia.

Faruk Tuncer, co-fondateur de Polyteia, sur la scène de TechCrunch Disrupt Berlin 2018

LD
Ecrit par
Lilas D
Journaliste, chercheuse et consultante. Depuis Berlin, j'écris sur les enjeux sociétaux des technologies et questionne le futur que nous sommes en train de construire.
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