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Pokémon Go, la meilleure application de fitness ?

Sébastien Louradour
Sébastien
2 novembre 2016

Une étude scientifique est déjà en mesure de le dire : jouer à Pokémon Go est bon pour la santé.

Un article de recherche qui vient d’être publié par l’université de Stanford et Microsoft nous apprend que les Américains les plus engagés dans le jeu Pokémon Go ont marché en moyenne 25% de plus par jour, pendant le premier mois de sortie du jeu en juillet 2016. Au cours de cette période, ils ont réalisé 144 milliards de pas de plus.

L’article intitulé Influence of Pokémon Go on Physical Activity: Study and Implications est tout sauf une plaisanterie. Partant du principe qu’une activité physique contribue à réduire le risque de surpoids et de maladies chroniques, Microsoft s’est joint à l’étude menée par Tim Althoff, chercheur à l’université de Stanford pour étudier les effets de Pokémon Go sur la marche. L’entreprise a mis à disposition les données collectées par sa montre connectée Microsoft Band. Sur la base des 32 000 utilisateurs observés, les chercheurs ont trié les porteurs de montre en fonction de leur niveau d’usage du jeu : 792 utilisateurs sont ressortis comme actifs. Ils ont ainsi pu vérifier si cette application, engageant les joueurs à parcourir les rues de leur quartier pour capturer des Pokémon, avait un réel effet sur leur activité physique.

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Des effets positifs pour tous

Il ressort des travaux que le jeu génère une activité physique supplémentaire pour tous les publics engagés dans le jeu, sans distinction de poids ou d’âge. Les publics considérés comme les plus âgés, sédentaires ou souffrant de surpoids ont en effet également connus un taux de marche augmentant de près de 25%.

Encore mieux, l’étude annonce également qu’en augmentant de 1 000 pas par jour leur activité physique (8 000 pas quotidiens sont recommandés par l’OMS), les joueurs diminuent de 6% leur risque de mortalité. En outre, les joueurs identifiés comme les plus actifs avaient, avant de commencer à jouer, une activité physique moindre que la moyenne des porteurs de la montre connectée et ont ensuite atteint une activité 13% plus importante que la moyenne.

Une étude à poursuivre dans la durée

Ces travaux n’ayant porté que sur le premier mois de sortie du jeu, il est difficile à ce stade de dire si les fans de Pokémon sont toujours aussi actifs depuis. A ce propos, l’étude observe qu’après avoir atteint un pic lors du lancement du jeu, l’effort physique a déjà diminué au bout de la troisième semaine… Par ailleurs, le panel observé est à la fois faible (790 personnes) et non représentatif de la population américaine. Pour autant, les chiffres d’utilisation du jeu sont toujours bons, car si le nombre d’utilisateurs actifs a baissé pour s’être stabilisé à 25 millions (après avoir atteint les 50 millions), le taux de rétention du jeu est toujours autour de 70% par semaine.

Si les joueurs restent à l’avenir aussi fidèles à l’application, les inventeurs du jeu auront peut-être, involontairement, conçu le meilleur outil numérique pour améliorer significativement l’exercice physique des américains.


Sébastien Louradour
Ecrit par
Sébastien Louradour
Analyste en stratégie pour Le Groupe La Poste à San Francisco, je suis et décrypte les dernières tendances dans la baie, du presse orange connecté à la dernière app de Google. Mes sujets du moment : intelligence artificielle, objets connectés et fintech. Mon défi à court terme : tester la Tesla model X.
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