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Quels sont ces objets connectés qui traquent la pollution de l’air ?

LD
Lilas
29 mai 2019

Vivre en ville, cela veut parfois dire être soumis à des vagues de pollution intenses. Pour mieux évaluer les risques et savoir quand il faut se mettre au vert, il existe plusieurs objets connectés qui mesurent la pollution atmosphérique. Yellow les passe en revue.

Selon l’Agence Européenne pour l’environnement, en 2014, près de 500 000 personnes en Europe sont décédées prématurément à cause de la pollution atmosphérique. En effet, la mauvaise qualité de l’air dans les grandes villes expose les habitants à des particules pouvant entraîner des maladies chroniques et sévères comme les crises d’asthme, les bronchites aiguës, les cancers du poumon ou encore les maladies cardiaques.

Nombreuses sont les start-ups, qui se sont lancées sur le créneau d’objets intelligents pour mesurer la pollution de l’air, en espérant qu’ils nous aident à mieux la combattre. Quels sont ces acteurs ? Yellow fait le point.

Flow par la startup française Plume Labs (image de www.plumelabs.com)
Flow par la startup française Plume Labs (image de www.plumelabs.com)

Le capteur urbain et malin

Vous pouvez facilement l’accrocher à votre sac, à votre vélo ou à votre poussette : voici Flow . Ce capteur, créé par la start-up française Plume Labs, fonctionne aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il mesure la présence de particules fines (PM2,5), du dioxyde d’azote, d’ozone, de composés organiques volatils (COV), ainsi que la température et l’humidité. Par ailleurs, Plume Labs a tâché de construire et fédérer une communauté d’utilisateurs autour de Flow. Ainsi, en utilisant les données utilisateurs provenant de ces capteurs, la start-up pourrait visualiser, cartes à l’appui, l’évolution en direct de la pollution dans votre ville. Le business model de l’entreprise repose sur la vente de l’appareil aux particuliers mais dispose également d’un accès payant à l’API, capable de donner des prévisions sur la qualité de l’air basées sur une combinaison de multiples points de données.

Le gendarme domestique

Selon l’Agence Américaine pour l’Environnement, l’inhalation des particules fines peut entraîner une diminution de la fonction pulmonaire et aggraver des problèmes médicaux chroniques comme l’asthme et les maladies cardiaques. Alors que beaucoup pensent que les particules fines ne sont le fait que d’une exposition à la pollution extérieure, l’intérieur de nos maisons y est aussi forcément vulnérable. Se présentant comme un réveil encaissé dans un chic cadre en bois, l’Awair enregistre donc un ensemble d’informations sur votre domicile, à savoir : la température, l’humidité et les taux de dioxyde de carbone (CO2), de produits chimiques et de poussière. Les niveaux numériques pour chacun de ces niveaux peuvent être affichés sur l’Awair, ainsi qu’une moyenne globale (sur une échelle de 100) qui prend en compte chacun de ces niveaux : plus le score est élevé, plus la qualité de l’air l’est. L’application mobile permet d’entrer davantage en détails sur le type de particules repérées par les capteurs de l’Awair.

Dans le sillage d’Awair et avec l’engouement pour la maison connectée, d’autres constructeurs se sont lancés sur le créneau, parmi lesquelles l’Américain La Metric, qui commercialise une horloge connectée mesurant la pollution de l’air, mais aussi le bruit environnant et la luminosité.

Le purificateur à tout faire

Impossible de parler de qualité de l’air sans évoquer les récentes innovations technologiques de Dyson. En effet, la firme britannique a ajouté à ses purificateurs d’air un certain nombre de nouvelles fonctionnalités, comme la connexion wifi et Bluetooth et la possibilité de les relier à Alexa ou Google Home. Ces appareils disposent également de capteurs de particules fines et d’allergènes, une fonction rendue possible par la collaboration de Dyson avec la firme israélienne Breezometer, dont les capteurs sont les seuls capables de distinguer certains allergènes, comme le pollen. Sa finesse d’analyse en fait donc un atout non seulement pour les personnes soucieuses de la pollution de l’air ambiant, mais aussi pour celles qui souffrent d’allergies. Seul bémol, et pas des moindres : son prix élevé.

Entre l’urbain Flow, le compagnon domestique Airwair et le purificateur bardé de capteurs de Dyson, à vous de choisir votre arme contre la pollution de l’air. Mais une chose est sûre : c’est dans l’habitacle d’une voiture qu’on est le plus exposé aux particules fines et autres polluants. Un argument de plus pour les transports en commun, le vélo, la trottinette ou la marche à pied.


LD
Ecrit par
Lilas D
Journaliste, chercheuse et consultante. Depuis Berlin, j'écris sur les enjeux sociétaux des technologies et questionne le futur que nous sommes en train de construire.
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