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Qui sont les vrais gagnants des élections américaines ?

Ariane
Ariane
17 novembre 2016

Les médias sociaux ont de plus en plus d’importance dans la construction de l’opinion publique. Les auteurs des messages qui circulent à grande échelle ne sont pourtant pas toujours ceux qu’on croit. Quand les robots se mêlent de politique…

Entre les deux premiers débats de l’élection américaine, un tiers des tweets pro-Trump et un cinquième des messages pro-Clinton ont été générés par des comptes automatiques, ou « Twitter bots ». Pendant le troisième débat présidentiel, les bots twittant en faveur de Trump étaient sept fois plus nombreux que les bots pro-Clinton Bots pro Trump vs. Bots pro Clinton.

La capacité des ordinateurs à imiter les humains dans la production écrite fait des progrès considérables. L’air de rien, les journaux sont déjà plein de petits articles présentant les résultats d’une rencontre sportive ayant été écrits par un ordinateur. La start-up Narrative Science, basée à Chicago, a crée une plateforme capable de générer des textes à partir de grandes quantités de données comme s’ils avaient été écrits par des personnes. Principalement utilisée pour de l’information à la prose standardisée, comme les rapports financiers ou les résultats sportifs, les champs d’application s’étendent avec le degré de sophistication du logiciel.

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« Twitterbots » et faux profils Facebook

Nous nous laissons convaincre d’autant plus facilement par un message s’il nous parvient sur un site de prédilection, et s’il emploie un langage et des thèmes qui nous sont familiers. Tout ceci devient possible grâce à la capacité grandissante des logiciels à dupliquer le ton et les tics de langage de nos correspondances habituelles. Les « journalistes robots » deviennent de plus en plus efficaces et persuasifs.

Quand les bots influencent les électeurs

Il est par exemple possible d’analyser d’énormes bases de données textuelles (comme les tweets mentionnant tel ou tel candidat politique), d’en dégager les tendances montantes et descendantes, et même, de générer de nouveaux tweets à l’aide des Twitter bots pour corriger les tendances, créer une illusion de popularité autour d’une question ou d’un candidat.

Les groupes extrémistes sont particulièrement friands de ce genre de pratiques mais pas seulement. Des chercheurs ont montré que toute sorte de groupes utilisent les bots pour véhiculer de fausses rumeurs, attaquer ou intimider de vraies personnes, brouiller les conversations.

Une des conséquences importantes de l’utilisation des bots pour la vie démocratique est le façonnage des opinions, ce qui peut avoir des conséquences politiques réelles en particulier dans le système américain où les élections se jouent très souvent au vote des « indécis » qui peuvent basculer d’un côté ou de l’autre, et sont donc une cible privilégiée pour le micro-ciblage politique.

La nouvelle fausse monnaie du web

Corollaire sur le versant économique, on voit se développer un « marché noir » des faux comptes de Twitter et Facebook, qui permettent de fabriquer la nouvelle fausse monnaie du web : les « likes » et les « Twitter followers ». Si la technologie en elle-même est neutre, les bots sont de puissants outils qui nous rappellent l’importance de sortir régulièrement de notre zone de confort idéologique et de pratiquer l’art de la conversation non-automatique.


Ariane
Ecrit par
Ariane Zambiras
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