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Le restaurant d’entreprise repensé par les startups

LD
Lilas
9 octobre 2017

Moment sacré de la journée de travail en France, le déjeuner tel qu’on le connaissait est-il en train de tirer sa révérence devant l’affluence d’offres de livraison et des start-ups foodtech?

La pause déjeuner est en train de changer… Moment fédérateur par excellence, surtout en France, le déjeuner entre collègues est souvent synonyme d’un restaurant partagé ou d’un repas à la cafétéria d’entreprise. Or est-ce que cette tendance se maintient ? Selon une étude du CREDOC, “la part des actifs qui déclarent déjeuner en général au moins une fois par mois à la cantine ou au restaurant d’entreprise est passée de 26 % en 2010 à 20 % en 2013” mais surtout on note une forte hausse des prises de déjeuner sur le lieu de travail.

La crise économique qui a appauvri le budget des ménages et la diminution du temps accordé aux pauses déjeuner dans les grandes entreprise sont citées comme les principales raisons pour expliquer cette nouvelle donne. Enfin, en parallèle s’est instaurée durablement la volonté de faire plus attention à ce qu’ils mangent pour leur bien être ou pour leur santé. Face à ce paysage en mutation, des start-ups ont fait le pari de transformer notre pause déjeuner au bureau. Tour d’horizon des solutions proposées.

Le “fait maison” se presse au portillon

Quand on parle start-ups #foodtech, impossible de ne pas parler des entreprises de livraison  Deliveroo, Uber Eats et Foodora. Ces géants de la livraison ont réussi à s’imposer pour nos repas mais au déjeuner au travail, elles représentent encore très peu de repas en France. D’autres start-ups essaient de tirer leurs épingles du jeu en se lançant dans la livraison de repas qui sont soient préparés par des chefs (comme Nestor ou encore PopChef) ou du fait maison (à l’image de Foodcheri ou avec Nos grands-mères ont du talent) Uniquement disponibles à Paris et dans la région parisienne pour l’instant, ces start-ups veulent pimenter vos repas au travail et tablent sur une pause déjeuner conviviale. Ou à l’inverse veulent conquérir les plus jeunes générations soucieuses de leur alimentation.

Manger seul n’est plus une option

Déjeuner entre collègues c’est pas mal ? Mais avec des collègues inconnus, par exemple avec Yann de la compta ou Leila de la DSI, c’est encore mieux, non ? C’est en tous cas ce que à quoi ces start-ups croient. Cela s’appelle le co-lunching et cela permet aux salariés (et même aux indépendants) de pouvoir rencontrer de nouvelles personnes pendant leur pause déjeuner. Ainsi la plateforme éponyme Colunching.com, créée en 2011, est le premier réseau social de rencontres professionnelles et amicales autour d’une repas. La plateforme réunit la rencontre professionnelle et le côté informel du déjeuner. Tandis que l’application Never Eat Alone, un peu comme un Linkedin interne, vous met en relation avec des collègues avec lesquels vous partagez des centres d’intérêts, pour que vous puissiez les rencontrer autour d’un repas. Depuis sa création, la start-up a convaincu déjà des dizaines de grandes entreprises comme BNP Paribas ou les laboratoires Roche de sauter le pas du du date d’entreprise.

L’option express

Pas le temps ? Ce n’est pas un problème, vous pouvez quand même déjeuner au restaurant : Hungry Up vous laisse réserver, commander et payer le menu en ligne. Puis vous pouvez venir déguster votre repas sur place sans avoir à attendre le serveur pour commander. Alors qu’à San Francisco, des salariés pressés gagnent du temps avec LeCupboard, en France, Captain Marcel est un distributeur automatique de repas sains et équilibrés. Et pour ceux qui sont vraiment overbookés, il y a toujours les boissons-repas comme ce  milkshake protéiné et équilibré, appelé le Smeal. Bon ? On n’en sait rien mais c’est certifié conforme par les nutritionnistes.

 

Mais que les nostalgiques du menu entrée-plat-dessert se rassurent, les sociologues du CREDOC considèrent que beaucoup de ces nouveaux services restent l’apanage de cadres urbains, souvent aisés. La grande majorité du salariat achète son déjeuner dans le quartier de son entreprise à l’heure de la pause et partage un moment de convivialité avec ses collègues. Même s’il est moins fréquenté qu’avant, le restaurant d’entreprise reste une valeur sûre pour les 96% des salariés qui en disposent le considèrent comme un “vrai plus”.


LD
Ecrit par
Lilas D
Journaliste, chercheuse et consultante. Depuis Berlin, j'écris sur les enjeux sociétaux des technologies et questionne le futur que nous sommes en train de construire.
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