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A la recherche du prochain Uber à Disrupt SF

Sébastien Louradour
Sébastien
15 septembre 2016

Du 12 au 14 septembre se tenait à San Francisco l’évenement le plus en vue de la baie pour identifier les dernières tendances digitales et éventuellement découvrir la start-up qui saura nous “disrupter” : la conférence TechCrunch Disrupt SF

Que peuvent avoir en commun le Secrétaire d’Etat à la Défense, le créateur de Pokémon Go, la star de NBA Stephen Curry et le réalisateur de la série Silicon Valley ? Se rendre à TechCrunch Disrupt bien sûr.

L’événement a été lancé en 2011 à San Francisco et se tient désormais dans trois autres villes : New York, Londres et Beijing. Il a été créé par le média en ligne spécialisé dans les nouvelles technologies TechCrunch devenu incontournable pour suivre l’actualité de ce secteur. La conférence réunit pendant 3 jours les CEO des grands groupes de la tech, des centaines de start-ups dans la startup alley mais également des pavillons étrangers avec notamment cette année de nombreux pays d’Europe de l’Est (Ukraine, Hongrie, République Tchèque) mais également asiatiques (Japon, Taïwan, Corée du Sud). Une occasion unique de cerner les tendances de demain en terme d’investissements et de technologies.

La conférence Disrupt SF
La conférence Disrupt SF

Pitcher pour remporter gros

Quoi de mieux qu’une brochette de Venture Capitalist face à soi pour présenter sa start-up et réussir sa levée de fonds ? Disrupt SF est à ce titre l’événement le plus emblématique pour “pitcher” son projet grâce à la compétition Startup Battlefield qui se tient sur trois jours.

Depuis son lancement, Startup Battlefield a permis aux 610 start-ups, sélectionnées pour concourir, à lever près de 6,1 milliards de dollars. Parmi les gagnants des précédentes sessions, on peut noter Getaround, service de location de voiture entre particuliers, ou Mint, l’application bancaire qui permet de suivre facilement ses finances. Le monde des start-ups allant très vite, certains gagnants ou finalistes des éditions précédentes ont été depuis dépassés par d’autres acteurs à l’instar de Yammer, le réseau social d’entreprise, qui a entre temps été doublé par Slack.

Le principe de Startup battlefield est simple : chaque start-up a 6 minutes pour “pitcher” sur scène devant 5 personnalités de la tech. Un bel exercice de style, durant lequel chaque participant réalise une démonstration en direct de son produit. Viennent ensuite les questions des 5 experts, souvent pointues, parfois déstabilisantes.

A la fin de chaque session, un finaliste est désigné par le jury et la dernière journée permet de désigner un vainqueur qui remporte un chèque de 50 000 dollars mais surtout un éclairage médiatique de taille et un sérieux ticket pour réussir sa levée de fonds.

L'équipe de Pied Piper pitche dans la série Silicon Valley
L'équipe de Pied Piper pitche dans la série Silicon Valley

Un Mooc pour créer une voiture autonome en open-source

Les tendances qui ressortent au cours de cette édition tournent principalement autour de l’intelligence artificielle (IA) et de ses applications concrètes. Difficile pour les invités d’échapper à une question sur les chatbots ou l’IA, en particulier pour une personnalité comme Sebastian Thrun, CEO de Udacity et ancien co-créateur du programme de véhicules autonomes chez Google.

Ce dernier va lancer un cours en ligne via sa plateforme de Mooc (Massive Open Online Course) sur la voiture autonome. Encore mieux, il a annoncé qu’Udacity allait créer sa propre voiture autonome en ouvrant en open-source les travaux des étudiants. Un programme qui prend encore une fois à contre pied les universités traditionnelles qui n’intègrent actuellement les véhicule autonomes qu’à partir de la thèse. Selon le CEO, les avancées en deep learning ont récemment été telles que le véhicule autonome est une option à considérer très sérieusement. Un campus virtuel pour proposer un cours sur une voiture peut paraître assez original, mais en créant une plateforme de programmation open-source pour des élèves venant du monde entier, Sebastian Thrun peut créer un vivier de futurs ingénieurs pour cette industrie en devenir qui risque de cruellement manquer de compétences dans les années à venir. Preuve que les Mooc n’ont pas dit leur dernier mot et que le mouvement est indiscutablement vers des partenariats forts entre formations et industries pour accélérer les avancées technologiques.

La voiture autonome d'Udacity

Les successeurs de Theranos et un robot qui tond la pelouse

Pour revenir à Startup Battlefield, parmi les 23 compétiteurs de cette édition 6 start-ups sont positionnées dans le secteur de la santé. Amaryllis Nucleics promet de révolutionner le séquencement d’une molécule appelée RNA, très proche de l’ADN. Celle-ci permet notamment de diagnostiquer les cancers mais est également utilisée dans l’industrie pharmaceutique et la sécurité alimentaire. On pouvait penser que le scandale Theranos allait freiner les ambitions des start-ups dans le secteur des laboratoires d’analyse médicale, et c’est l’inverse qui s’est produit, certainement une façon de démontrer que la Silicon Valley sait aussi faire preuve de résilience. EverlyWell, propose à ses utilisateurs de commander, collecter soi-même et comprendre ses analyses de sang. MFluiDx propose de révolutionner les machines de test ADN, en diminuant drastiquement le prix et la taille de celles-ci et permettant ainsi de généraliser l’accès aux tests de détection de molécules ou d’infections. On ne doute pas que cette fois-ci VC et instances de régulation sauront être davantage attentifs pour vérifier la véracité et la sûreté de ces technologies.

La start-up Robin a pour sa part décidé de se lancer dans le marché mondial de la pelouse bien tondue qu’il estime tout de même à 70 milliards de dollars… Pour cela la start-up a tout prévu, à savoir une plateforme qui permet de choisir le meilleur jardinier, de programmer son passage et de le payer en ligne. Pour encore plus de performance, il est même possible de réserver un robot pour tondre sa pelouse. Le prochain métier à être “ubérisé” serait donc celui de jardinier ? A suivre…


Sébastien Louradour
Ecrit par
Sébastien Louradour
Rédacteur en chef de Yellow Vision, je décrypte les dernières tendances, essaye d'écouter les signaux faibles et de rendre l'ensemble compréhensible pour tous. Contactez-moi, j'échangerai avec plaisir !
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