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Tout réparer avec l’impression 3D

Jean Pierre Fourcade
Jean Pierre
9 juillet 2018

Parmi les nombreux champs d’application de l’impression 3D, celui de la réparation, semble aujourd’hui gagner du terrain et répond à la lutte contre l’obsolescence programmée.

Réparer à la place de jeter pour ne pas surconsommer c’est aussi développer une économie circulaire, sociale et solidaire, qui augmentera la durée de vie d’objets de toutes sortes qui aurait normalement été amenés à prendre la direction de la poubelle. Depuis les années 2000, la production et l’offre d’imprimantes 3D dites « de bureau » et à des prix réduits permettent au grand public d’en acquérir et de s’approprier cette merveilleuse technologie.

La multiplication, des fichiers 3D numériques disponibles en ligne (exemple : fichiers gratuits proposés par la Poste) et des espaces de fabrication numérique  comme les Techshops  (exemple les ateliers de fabrication de Leroy Merlin), les « repair café » ou encore les fabLabs, laissent entrevoir un fort potentiel de développement pour venir compléter les filières classiques de pièces détachées. Ces offres, en solutions de réparation, répondent à une demande croissante des consommateurs, désireux changer leurs habitudes de consommation dans une démarche cohérente de lutte contre le grand gâchis de l’obsolescence programmée. Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé ce mardi 3 juillet 2018, la mise en place à partir du 1er janvier 2020, d’un « indice de réparabilité » qui sera attribué à chaque produit comme les meubles ou l’électroménager, afin de lutter contre l’obsolescence programmée.

Au-delà de la réparation des objets de la vie quotidienne, l’impression 3D connaît ces dernières années un essor impressionnant dans le domaine médical pour la réparation de l’humain. De multiples applications existent d’ores et déjà qui permettent aux chirurgiens de remplacer, chez des patients, l’os de la mâchoire, une partie du crâne ou même une vertèbre, avec des pièces imprimées en titane ou en résine.

Ne plus jeter, réparer son électroménager.

Au lieu de farfouiller dans les magasins de bricolage pour trouver la pièce à remplacer de son équipement défectueux, pourquoi pas ne pas simplement l’imprimer, quitte à améliorer soi-même la pièce pour qu’elle soit plus résistante à l’avenir. De plus si cela devient plus économique de réaliser des pièces détachées, c’est aussi pour les entreprises moins de stocks, moins de transport et moins de matière première. Ainsi, l’impression 3D pour la réparation aura un impact bénéfique aussi bien pour l’entreprise que pour les consommateurs.

Le groupe SEB, géant français du petit électroménager, fait partie, depuis 2016, des pionniers dans la lutte contre l’obsolescence programmée. L’entreprise propose la fourniture de pièces détachées, imprimées à la demande, au delà de la période de garantie et via son réseau de réparation.

Boulanger, spécialiste de l’électroménager et du multimédia en France, vient de fêter en juin 2018, les deux ans de sa plateforme happy3D qui propose des fichiers numériques de pièces détachées d’appareils parmi les marques proposées par le distributeur. Cette plateforme communautaire sur laquelle les fichiers sont gratuits permet à tout possesseur d’une imprimante 3D  d”imprimer soi-même la pièce défectueuse comme la porte d’un réfrigérateur, d’une roue de chariot d’un lave vaisselle ou d’un bouton de gazinière.

Des startups réparent l’irréparable

Après l’exemple de ces deux géants de l’électroménager, de nombreuses startups à travers toute la France peuvent également vous aider à tout réparer.

La startup Fair3D, basée à Quimper dans le Finistère et fondée par François Le Gouic, dessinateur industriel de formation, modélise et fabrique des petites pièces d’électroménager qu’on ne trouve plus sur le marché.

La startup Ma-Pièce.net, basée à Pouillon dans les Landes et fondée par François Décla, ingénieur en mécanique et matériaux donnera une nouvelle vie à vos pièces cassées. Il suffit de confier le modèle, même détériorés de la pièce, en la déposant chez des commerçants partenaires de la région. La pièce sera ensuite redessinée et imprimée dans le matériau adapté à son usage.

D’autres startups proposent des services similaires comme 3D-Réel dans le Jura, Click’n 3D dans les Pyrénées orientales, Rannou3D dans les Côtes d’Armor ou encore le réseau d’enseignes franchisées Ideokub dédié à la vente d’imprimantes 3D et permettant également la création de pièces détachées par impression 3D à destination des particuliers avec même une boutique à Tahiti.

Et si vous êtes un fan des « youngtimers », ces voitures datant des années 1970 à 1990, il n’est pas toujours facile de trouver certaines petites  pièces détachées en plastique. La solution est apportée par deux Bordelais, Gauthier Laviron et Bastien Vanlathem, passionnés d’automobile qui ont lancé en novembre 2017 la startup Gryp. Ils pourront recréer et vous imprimer des pièces auto devenues introuvables comme pour la Renault R5 ou l’ami 6 de Citroën.

Réparer la Ville c’est aussi possible avec des robots équipés d’imprimante 3D

Une flotte de robots mobiles ou de drones autonomes pourraient dans les années à venir, parcourir le réseau routier des villes pour identifier les fissures sur les routes et les trottoirs et les réparer à l’aide d’une imprimante 3D bien avant que les nids de poule apparaissent.

C’est une équipe de chercheurs de l’UCL (University College London) et de l’Université de Leeds qui ont construit cette extrudeuse d’asphalte installée sur un drone afin de démontrer que la réparation d’une fissure dans l’asphalte était possible avec une précision d’environ 1 mm.

Cette démonstration  de combiner la robotique et l’impression 3D n’est que la première étape de l’objectif global que s’est fixé le projet britannique “Self Repairing Cities” des «villes autoréparatrices» d’ici 2050.

Se lancer dans l’autoréparation avec ce kit impression 3D

Si après avoir lu cet article, l’envie vous prend, d’acquérir une imprimante 3D facile, prête à l’emploi et utilisable dans son salon. J’ai sélectionné pour débuter dans l’impression 3D, le pack “LV3D START” fabriqué par Machines-3d. Cette imprimante 3D est livrée avec son logiciel d’impression M3D START, entièrement écrit en FRANÇAIS. Ainsi, Il sera très facile, à toute la famille, de lancer sa première impression 3D…


Jean Pierre Fourcade
Ecrit par
Jean Pierre Fourcade
A la frontière entre l’information, la recherche et le développement, ma mission est de surveiller l’évolution des technologies dans des domaines bien déterminés mais aussi au-delà. Je suis très souvent connecté sur de nombreux réseaux pour alimenter ma soif de connaissances par mes explorations dans le nouveau monde du numérique.
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