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Le rêve d’Ultrahaptics : Faire disparaître les interfaces pour mieux les toucher.

LD
Lilas
22 janvier 2018

Le retour haptique, ça vous dit quelque chose ? Bof ? Alors, découvrez Ultrahaptics.

Les 4 et 5 décembre 2017, le public venu à Tech Crunch Disrupt Berlin, le grand raout tech, a pu assister entre deux conférences à une démonstration d’Ultrahaptics. Présenté par son jeune directeur technique (CTO) Tom Carter comme “révolutionnaire”, Ultrahaptics est un système qui permet à quiconque de ressentir des sensations du toucher à la demande. Ainsi, sur la scène d’exposition à Berlin, quelques volontaires ont pu sentir au creux de leur main les vibrations d’un sabre laser tout droit sorti de l’univers Star Wars.

Comme un spectacle de magie, où tout le monde cherche à deviner quel est “le truc” à l’oeuvre, le public se succède pour mettre à l’épreuve et essayer de comprendre comment Ultrahaptics fonctionne. Pour satisfaire la curiosité de ses lecteurs, Yellow Vision lève le rideau sur Ultrahaptics et dévoile en quoi la start-up vise à devenir l’avenir des interfaces.

Que se cache-t-il derrière la boîte noire ?

Née en 2013, Ultrahaptics est une compagnie originaire de Bristol en Angleterre. Derrière le pitch grandiloquent sur son site internet, qui dit ni plus ni moins vouloir “révolutionner la connection entre les humains et la technologie”, quelle innovation se cache derrière cette magie apparente ? Avant de savoir cela, il faut vous figurer la bête : Ultrahaptics est une boîte noire qui peut être dissimulée ou non, selon le but pour lequel elle est utilisée. La boîte noire émet une quantité de milliers d’ultrasons qui modélisent et sculptent l’air. Ce phénomène permet de créer une interface que vos mains peuvent reconnaître avec le sens du toucher : du bout des doigts, vous pouvez la sentir. C’est ce qu’on appelle le retour haptique tactile : grâce à la précision et à l’immédiateté de l’envoi des ultrasons, il permet au cerveau de comprendre des interactions à travers le sens du toucher.

L’avenir des interfaces

Sans appuyer sur un écran ou sans utiliser d’outil physique, vos mains pianotent ainsi dans l’air en glissant entre des options d’un menu projeté devant vous, par exemple, ou bien elles appuient sur des commandes pour faire démarrer votre véhicule autonome. Car Ultrahaptics se destine à une variété d’usages futurs : on pense à des fins publicitaires, comme dans le cas de la démonstration faite à Tech Crunch Disrupt, où le retour haptique tactile pourra être couplé à la réalité virtuelle, ce qui promet une immersion encore plus totale. Dans d’autres cas de figures, Ultrahaptics pourra remplacer des outils du quotidien, du clavier d’ordinateur à la boîte de vitesses des voitures intelligentes. Versatile, la technologie permettra également de répéter des gestes dans un environnement contrôlé. Ainsi les secteurs médicaux et pharmaceutiques y verront un avantage pour former leurs collaborateurs et les entraîner à des procédures nécessitant des gestes ou des commandes précis. Munis d’un casque de réalité virtuelle, les collaborateurs seront en immersion dans leur environnement de travail et pourront apprendre des gestes nouveaux, avec un retour tactile rendant l’expérience encore plus proche de la réalité.

Ce qui est certain, c’est qu’en attendant de pouvoir tester Ultrahaptics dans de nombreux cas de figure, reste une certitude : les interfaces telles qu’on les connaît vont sans doute disparaître… Et pour garantir le succès d’Ultrahaptics et ses congénères, il faudra encore répondre à quelques questions : ces nouvelles interfaces seront-elles accessibles à tous ? Seront-elles hybrides avec la voix, autre grande tendance du moment ? En 2018, on attend qu’Ultrahaptics nous dévoile un peu de plus de ses secrets de magicien.


LD
Ecrit par
Lilas D
Journaliste, chercheuse et consultante. Depuis Berlin, j'écris sur les enjeux sociétaux des technologies et questionne le futur que nous sommes en train de construire.
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