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Zinc, le VC 100% Tech for good

LD
Lilas
4 décembre 2017

Rencontrez Zinc, le capital risque londonien dédié à la “tech for good”.

Dans le milieu tech, les venture capital — VC de leurs petits noms —  font la pluie et le beau temps. C’est bien simple, comme l’expliquait Sébastien dans nos pages, ils sont le nerf de la guerre pour toute start-up désireuse de se lancer. Ils représentent d’ailleurs bien plus que des enveloppes d’argent : ils conditionnent également toute une quantité de paramètres comme le réseau professionnel ou encore la durée de vie d’une start-up. Cependant, peu d’entre eux ont entrepris de s’attaquer à des défis qui concernent l’humanité dans son ensemble.

On peut dire sans trop se mouiller que la vaste majorité des VC finance des applications ou des start-ups qui n’améliorent pas drastiquement le quotidien, ou qui ne contribuent au pas au bien-être des personnes dans le besoin. Zinc, basé à Londres, est un capital-risque qui entend tordre le cou à cette tradition. Son but ? Financer et aider à la création de jeunes start-ups qui s’attaquent aux défis de l’humanité. Yellow vous présente ce petit nouveau qui vous fera changer d’avis sur les VCs.

La règle des 100 millions

Comme le relève le magazine Techcrunch, Zinc n’est pas le seul venture capital qui a pour objectif de faire émerger des solutions concrètes “for good” : Bethnal Green Ventures était l’un des premiers à battre ce pavillon. Mais Zinc est le premier à être “si ambitieux”, écrit le journaliste Mike Butcher.

Créé en 2017, Zinc a pour mission de faire émerger des start-ups apportant des solutions concrètes qui ont un impact “sur la vie d’au moins 100 millions de personnes dans le monde”, résume Ella Goldner, directrice générale et co-fondatrice de Zinc. Interrogé sur cette initiative, Saul Klein, partenaire chez Local Globe et soutien financier de  Zinc, estime : “Dans la période post-Trump et Brexit, l’industrie tech a la chance (peut-être même la nécessité) de prouver que sa valeur est plus que financière, elle doit prouver qu’elle peut avoir un effet positif sur la société et ne pas seulement être disruptive.”

Mission 1

Comment se structure Zinc ? En missions. Le premier programme, appelé logiquement Mission 1, lancé en octobre dernier, durera 6 mois et rassemble 55 entrepreneurs aux parcours éclectiques : docteurs, designers, entrepreneurs, analystes de données, etc. Ces 55 participants, sélectionnés parmi 800 candidats à travers le monde, ont pour mission de proposer des solutions concrètes pour adresser les souffrances mentales et psychologiques chez les jeunes filles et femmes dans le monde. En effet, au Royaume-Uni, on estime que pas moins d’une femme sur quatre est atteinte de souffrance psychologique et que des innovations dans ce domaine pourrait servir, à plus large échelle, à près de 300 millions de femmes à travers le monde. Avec Mission 1, Zinc espère améliorer durablement les conditions de vie de ces femmes. Après elle, d’autres “missions” poursuivront — dont le contenu n’a pas encore été dévoilé – de nouveaux objectifs aussi ambitieux. 

Quel résultat ?

S’il est encore un peu tôt pour parler de résultat et faire le bilan du premier programme, on peut déjà louer l’initiative. Zinc ou d’autres VC dans la même veine envoient un signal fort : il faut prendre le meilleur du monde start-up et l’utiliser à bon escient. Pour ce faire, le programme de 6 mois utilise des méthodologies agiles et mise sur des talents aux parcours et sensibilités diverses pour pouvoir répondre concrètement à des problèmes souvent complexes. Une fois les projets créés, Zinc prendra 8% de participation dans leur capital.

Attention tout de même à ne pas mal interpréter le signal envoyé : il ne s’agit pas d’élaborer des solutions qui se substituent ou concurrencent des services et accompagnements publics (s’ils existent), mais bien qu’elles puissent compléter et améliorer l’offre existante. C’est grâce à ces hybridations entre les méthodes et technologies des start-ups et des enjeux sociaux de bien commun que ces innovations tireront le meilleur des deux mondes. On attend donc maintenant de voir quelles start-up émergeront de la Mission 1, quel sera le thème des prochains programmes, et surtout combien de VCs seront tentés de suivre les pas de Zinc. Affaire à suivre donc.


LD
Ecrit par
Lilas D
Journaliste, chercheuse et consultante. Depuis Berlin, j'écris sur les enjeux sociétaux des technologies et questionne le futur que nous sommes en train de construire.
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